Taxe sur les biens usagés : le cas de l’automobile

L’exonération de la taxe sur les biens usagés poursuit-elle vraiment un objectif louable ? Encourager le réemploi afin de protéger l’environnement : une noble intention, n’est-ce pas, à laquelle on ne peut qu’applaudir poliment ?

Mais permettez-moi une petite réserve, dite avec le sourire : la fidèle automobile, aussi pratique soit-elle, est-elle vraiment l’icône de la vertu écologique ? Faut-il vraiment accorder un avantage fiscal à un bien qui contribue, d’une part, à quelque 4,2 millions de décès prématurés par an liés à la pollution de l’air ambiant¹, et d’autre part, à 1,35 million de morts annuelles sur les routes² ?

Soyons honnêtes : avant de lever la taxe sur la bagnole d’occasion, ne devrions-nous pas nous assurer qu’elle a bien mérité sa place au panthéon du réemploi vertueux ?

Avec toute ma sympathie,

Yves Marineau

Sociologue, chercheur indépendant.


Bibliographie

  1. Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Principaux repères sur la qualité de l’air » : 4,2 millions de décès prématurés par an (estimation 2019) attribués à la pollution de l’air ambiant. who.int
  2. Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde 2018 » : 1,35 million de décès annuels sur les routes. who.int

Idéation, rédaction : Yves Marineau

Corrections, édition, recherche, vidéo : Muse

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